Les marais de Crothis s’étendent comme un rêve fiévreux, une vaste éponge mouvante où la terre du Farimor se confond avec l’eau dans une symphonie de reflets livides. Sous un ciel souvent lourd, chargé de nuées mordorées, les saules pleureurs effleurent la surface stagnante, tissant des arabesques que déchirent parfois les cris rauques des hérons.