Autres dieux

Le Culte de la Toulimar

Aussi appelée la Dame Poulpe, La Toulimar possède une laideur singulière et suintante, et règne en souveraine incontestée dans les cœurs de ses dévots. Ses adorateurs, fervents et dévoués, célèbrent son existence avec un zèle inébranlable, persuadés de son pouvoir malgré son apparence repoussante. Les fidèles de ce culte monothéiste voient en elle la gardienne des secrets des profondeurs marines, la protectrice des âmes errantes et l'arbitre des marées du destin.

Chaque année, à l'aube de l'équinoxe d'automne, la Baie du Gong devient le théâtre de cérémonies et de rituels dédiés à La Toulimar. Les chants sacrés des Téhuns résonnent dans l'air salin, et les offrandes de la mer – poissons, coquillages et algues – sont déposées avec révérence dans l'océan.

La Toulimar n'a ni temples, ni livres sacrés, ni idoles sculptées à son image. Seul la place du Comptoir des Paumés, aussi appelé Palméole, est dotée de 8 bifurcations différentes sur sa place centrale, rappelant les 8 tentacules de La Toulimar. Beaucoup de bardes Gongiens chantent la Complainte de la Dame Poulpe :

"Au Royaume des Créatures des Abysses,

Elle trône sur son immense bâtisse,

Ses tentacules dansent, et sa peau glisse,

Dans les flots azurés, ses noyés jamais finissent,

La Toulimar, déesse des fonds marins,

Avec ses huit bras, elle tisse les destins,

Les marins la craignent, mais pas Tamarquin,

Car c'est un faux Dieu, un rejeton de requin"

La Toulimar fait savoir sa volonté à travers les vagues et les tempêtes en mer et les Prêtres de la Dame Poulpe interprètent alors ces visions. Monolâtres, ils ont un mépris énorme pour Tamarquin mais reconnaissent tout de même son existence.


Le Dieu-Piques

Tel un phare éternellement dressé au firmament, ce dieu omnipotent est le pivot central de la religiosité monothéiste qui imprègne l'existence des habitants de l'île insulaire de Zhora. Contrairement au reste des Contrées d'Izuvis, le Panthéon des 16 Dieux n'est jamais parvenu à s'implanter et à devenir majoritaire dans l'Archipel.
Les fidèles de la Foi du Dieu-Piques s'adonnent à des nuits d'orgie avec beaucoup d'alcool en prime, où leur unique divinité se dévoile comme le protecteur incontesté des plaisirs charnels et des libations enivrantes.

Il n'a pas de temples ni de statues en son honneur, la ville de Zhora étant mal construite en plus, mais ses cultistes portent des sous-vêtements échancrés, décorés de nombreux picots.

Le Dieu-Piques pourrait, à l'instar des dieux du Panthéon, communiquer avec ses adeptes par le biais de rêves à caractère prophétique.


Les 13 Flammes éternelles

Avant la Danse des Flammes et la montée en flèche du Panthéon, les habitants d'Izuvis vénéraient les 13 Dragons Divins, qui s'entretuèrent fatalement.

Aujourd'hui, il ne subsiste que quelques rares fidèles épars à travers les Contrées d'Izuvis, ces dévots obstinés dont la ferveur semble s'étioler avec le passage inexorable des siècles. Néanmoins, malgré la décrépitude apparente, une lueur de revoir des Dragons Divins demeure. Ces derniers adeptes, appelés les 13 Flammes éternelles, continuent de préserver les secrets du passé, les légendes des Dragons Divins, et les espoirs d'un possible renouveau, nourrissant l'espoir que les Treize Dragons puissent un jour renaître de leurs cendres et restaurer la gloire perdue de leur culte.


Les Enfants de l'Inferno

Principalement présents dans le Tamnaeth, cet ordre ancien de magicients pyromants étaient jadis une puissante corporation, mais le savoir des Mestres et des Magiciens du Farimor et du Pays de Narth leur fit une mauvaise publicité et nombreux furent les Enfants de l'Inferno qui se tournèrent vers la Déesse Clavine.

Ils ne sont plus qu'une poignée à désormais prier leur religion manichéenne basée sur le Dieu des Flammes, Dhat Rizzu. Parfois considérés comme des marginaux un peu crétins, les adeptes les plus zélés de cette religion croient que Dhat Rizzu est l'unique vrai dieu, et que tous les dieux des autres religions (le Panthéon, le Culte des Treize Dragons, la Toulimar...) sont des démons et des fausses idoles qu'il faut détruire et dont il faut brûler les effigies, et purifier les "impies" par le feu. Quelques attentats enflammés persistent dans le Tamnaeth, perpétrés par des terroristes de l'Inferno.


Sunugg Ush

Sunugg Ush est une entité Orque ancestrale, née des premières tempêtes qui déferlèrent sur les plaines glacées et les forêts denses du Nord. Selon les anciens récits, il était autrefois un puissant prophète Orc, doté d'une affinité sans égale avec les forces élémentaires.

Ses prières et ses incantations commandaient les nuages et les vents, influençant les Territoires des Nombreux Paliers, et sa voix résonnait dans les éclairs qui lacéraient le ciel nocturne. Mais sa destinée était de transcender son être mortel. Un jour, alors qu’il conjurait une tempête d’une intensité jamais vue pour sauver son clan d’une sécheresse dévastatrice, il fut frappé par une illusion provoquée des battements d'ailes du dragon Palierezma.

Plutôt que de le consumer, ce mirage l’éleva au rang de divinité, fondant son essence dans les cieux et les pluies perpétuelles. Les fidèles de Sunugg Ush sont peu nombreux, mais leur foi est inébranlable. Ils voient en lui non seulement le pourvoyeur des eaux de la vie, mais aussi le protecteur de leurs terres hostiles. Chaque goutte de pluie qui tombe est perçue comme une bénédiction de leur dieu, un signe de sa bienveillance et de sa présence continue. Ils croient que la pluie ne fait pas que nourrir les sols, mais qu’elle purifie également les âmes, lavant les péchés et apaisant les esprits tourmentés.

Les disciples de Sunugg Ush croient tous à La Légende des Dragons Divins​ [-3000] étant donné que leur prophète est lié au dragon Palierezma.


Kookoonak, la Loyale Fureur

Kookoonak n’est pas de race connue, ni de lignée décelable. Originaire des Jungles de Brigal, il demeure une énigme vivante.
Jamais il n’a franchi les portes sacrées du Panthéon, et pourtant, il est respecté, vénéré, tant par les croyants que par ceux qui ne se soumettent pas trop aux dogmes. Par sa présence, il incarne la Loyale Fureur, titre qui résonne avec la noblesse des vertus qu’il
incarne : devoir et loyauté.

Tous les disciples de Kookoonak, dévoués à sa noble cause, arborent un signe distinctif qui témoigne de leur engagement : un masque de bois sculpté à l'effigie du hibou, l’oiseau nocturne par excellence. Ce masque, taillé dans le chêne le plus pur, est un symbole
puissant de vigilance, de clairvoyance et de justice. Le hibou est un guide dans les ténèbres, et de même, ceux qui portent ce masque sont appelés à percevoir la vérité dans l’obscurité, à distinguer la lumière de la vérité parmi les ombres de l’illusion.

Le masque ne sert pas qu’à cacher le visage, mais aussi à révéler la nature véritable de celui qui le porte : un agent de la justice, un bras armé de la rétribution, un être prêt à traquer le mal et à exécuter la volonté divine. Les Loyaux de Kookoonak sont détestés par les Dragons Pourpres du Kyrmor et par tous les disciples du Dieu Lysangard.